Fault Line, enduit & acrylique sur toile, 116x81cm
Dans Fault Line, la surface devient territoire.
La composition s’organise autour de strates, de blocs chromatiques et de zones de rupture qui s’imbriquent sans jamais se fondre totalement. Les bleus profonds, les verts minéraux et les gris sourds structurent l’espace, tandis que des interventions plus vives — rouge, rose — surgissent comme des signaux, des points de tension.
La matière joue un rôle central : enduits épais, reliefs abrasifs, zones lissées ou presque effacées. Ces variations créent une lecture fragmentée, proche d’une cartographie instable, où chaque couche semble garder la mémoire de ce qui la précède. Les coulures blanches et les éclats pigmentaires traversent la toile comme des lignes de fracture, reliant et séparant à la fois les différents plans.
Fault Line évoque l’idée de déséquilibre maîtrisé. Rien n’est figé, tout paraît prêt à glisser, à se déplacer. La toile ne raconte pas un paysage, mais une dynamique intérieure : celle des tensions invisibles, des forces souterraines qui façonnent les structures, qu’elles soient géologiques, émotionnelles ou mentales.